Formation IAS, IOBSP, CIF : faut-il un formateur praticien ?
Aucun des textes consultés n’impose que la formation d’un futur courtier, MIA ou CIF soit assurée par quelqu’un qui exerce ce métier ; le Code du travail vous donne en revanche le droit de savoir qui vous forme. Voici ce qu’un praticien peut transmettre, où son regard trouve ses limites, et comment vérifier, registres à l’appui, qu’un intervenant exerce vraiment.
Sommaire
- Que disent les textes sur les formateurs des métiers du conseil ?
- Ce qu’un praticien transmet qu’un manuel n’apprend pas
- Coûts, délais, revenus : la réalité économique du métier
- Ce que disent les travaux sur l’apprentissage auprès de praticiens
- Les limites : un bon professionnel n’est pas toujours un bon formateur
- Comment vérifier qu’un formateur exerce vraiment ?
- Les questions à poser à un organisme de formation avant de s’inscrire
- Se former aux métiers du conseil
L’essentiel
- Aucun des textes consultés (Code des assurances, Code monétaire et financier, arrêtés sur les programmes IAS et IOBSP, règles de l’AMF pour les CIF, référentiel Qualiopi, Code du travail) n’exige que le formateur exerce le métier qu’il enseigne.
- Le Code du travail oblige l’organisme de formation à justifier des titres et qualités de ses intervenants, à mettre la liste des formateurs à votre disposition avant l’inscription définitive et, si vous vous formez à vos frais, à indiquer leurs diplômes, titres ou références dans le contrat.
- L’ACPR précise que ses services ne valident ni les contenus, ni les organismes, ni les parcours de formation des intermédiaires d’assurance.
- Nous n’avons trouvé aucune statistique officielle des revenus d’un débutant dans ces métiers ; en 2024, le chiffre d’affaires médian d’une structure CIF au seul titre du CIF était de 13 k€, selon l’AMF.
- Un intervenant se vérifie au registre de l’ORIAS et auprès des associations agréées, mais une inscription prouve un statut, pas une activité.
Que disent les textes sur les formateurs des métiers du conseil ?
Premier constat : aucun des textes consultés pour cet article n’exige que la personne qui forme un futur courtier, un MIA ou un CIF exerce elle-même ce métier. Les textes propres à chaque statut fixent un volume d’heures, un programme et un contrôle des acquis.
| Métier ou organisme | Ce que fixent les textes | Exigence sur le formateur |
|---|---|---|
| Intermédiaire en assurance : courtier, agent général, MIA | Stage d’au moins 150 heures aux niveaux I et II, programme minimal approuvé par arrêté, compétences contrôlées « à l’issue du stage » (articles R512-9 à R512-11 du Code des assurances) | Aucune |
| Intermédiaire en crédit (IOBSP) | 150 heures au niveau I, 80 heures au niveau II (articles R519-8 et R519-9 du Code monétaire et financier) ; un contrôle des acquis, réussi au-delà de 70 % de bonnes réponses s’il prend la forme d’un QCM ou de questions courtes (arrêté du 18 juillet 2022) | Aucune |
| Conseiller en investissements financiers (CIF) | Formation de 150 heures, ou diplôme, ou expérience (guide d’inscription de l’ORIAS), puis examen certifié AMF, exigé des CIF depuis le 1er janvier 2020 | Aucune |
| Tout organisme certifié Qualiopi | Compétences des intervenants « adaptées aux prestations » (indicateur 21) | Pas d’obligation d’exercer |
| Tout organisme de formation | « Titres et qualités » des intervenants justifiés, liste des formateurs communiquée (Code du travail) | Pas d’obligation d’exercer |
Pour le CIF, l’examen « ne peut être organisé que par l’un des organismes certifiés par l’AMF », rappelle l’AMF.
Qualiopi, la certification qui conditionne depuis le 1er janvier 2022 l’accès aux fonds publics ou mutualisés (France compétences), ne va pas plus loin. Son indicateur 21 demande que le prestataire « détermine, mobilise et évalue les compétences des différents intervenants internes et/ou externes, adaptées aux prestations » (référentiel national qualité). Adaptées : pas forcément acquises en exerçant.
Le Code du travail, lui, vise tout organisme de formation. Celui-ci « doit justifier des titres et qualités des personnels d’enseignement » qui interviennent, et de leur rapport avec les formations qu’il dispense (article L6352-1). La « liste des formateurs et des enseignants » est mise à votre disposition avant l’inscription définitive (article L6353-8). Si vous vous formez à vos frais, le contrat précise, « à peine de nullité », « les diplômes, titres ou références des personnes chargées de la formation » (article L6353-4). Vous avez donc le droit de savoir qui vous forme.
L’ACPR, enfin, ne labellise pas les formations. À propos de la formation continue des intermédiaires d’assurance, elle écrit que ses services « ne valident ni les contenus, ni les organismes, ni les parcours de formation », et demande d’éviter toute mention laissant croire le contraire (Revue de l’ACPR, février 2019).
Ce qu’un praticien transmet qu’un manuel n’apprend pas
Le programme dit ce qu’il faut savoir. Les autorités, elles, publient régulièrement l’écart entre la règle connue et la pratique observée. C’est dans cet écart qu’un professionnel en exercice a le plus à transmettre.
MIA : choisir un mandant, lire un mandat
Un manuel explique qui peut mandater un MIA. Il ne dit pas comment comparer deux mandants au-delà de leur grille de commissions, ni quelles clauses relire deux fois : sort des commissions à la rupture, propriété de la clientèle, non-sollicitation. L’enjeu est concret : en 2025, la « dénonciation de mandat » explique 2 004 des 4 891 sorties de MIA du registre, soit 41 %, selon le rapport annuel 2025 de l’ORIAS. Le détail est dans l’article sur le métier de MIA.
Courtier en assurance : accéder aux compagnies, bâtir un portefeuille
Pour placer un premier contrat, il faut qu’un assureur, ou un courtier grossiste, accepte d’ouvrir ses produits au cabinet. Ce qu’une compagnie regarde avant d’ouvrir des codes, comment choisir une spécialité, comment garder un client d’une échéance à l’autre : cela se transmet par l’expérience, comme ce qu’un animateur de réseau doit exiger de ses mandataires. Le 31 mars 2026, l’ACPR relevait, dans ses contrôles de courtiers animateurs de réseaux, « pas de véritable dispositif de sélection » ; elle attend « une réelle évaluation, avant l’ouverture des codes, de la capacité du candidat à distribuer les produits » (supports de la conférence). Voir le métier de courtier en assurance.
Courtier en crédit : travailler avant d’être payé
Un intermédiaire en opérations de banque ne peut percevoir ni commission ni frais de dossier « avant le versement effectif des fonds » lorsqu’il fournit un service d’intermédiation, rappelle une réponse ministérielle publiée au Journal officiel le 9 janvier 2024. Le montage du dossier et la négociation avec les banques précèdent donc l’encaissement, parfois de loin. Un praticien sait quels dossiers accepter, comment tenir sa trésorerie en attendant, et comment un cabinet qui débute obtient l’écoute des banques. Voir le métier de courtier en crédit.
CIF : lettre de mission, adéquation, indépendance
« Avant de formuler un conseil », le CIF soumet à son client une lettre de mission qui précise sa rémunération, si le conseil est fourni « de manière indépendante ou non indépendante », et s’il réévaluera périodiquement l’adéquation des placements (article 325-6 du règlement général de l’AMF). Ce choix engage le modèle économique : en conseil indépendant, les sommes versées par des tiers « doivent être intégralement transférées au client » (position-recommandation AMF DOC-2006-23) ; en 2024, 81 % des CIF exerçaient en conseil non indépendant (AMF). Sur la mise à jour des informations client, l’AMF rappelait en 2023 que « se reposer sur votre relation avec le client ne suffit pas », et rangeait parmi les pratiques à éviter, dans la déclaration d’adéquation, « une phrase générique, similaire pour tous les clients » (atelier du 7 décembre 2023). Une déclaration qui tient à un contrôle s’apprend en lisant de vraies déclarations. Voir le métier de CIF.
La conformité au quotidien : DDA, MIF 2, LCB-FT
Recueillir par écrit les besoins du client (DDA), vérifier l’adéquation d’un placement (MIF 2), classer ses clients selon le risque de blanchiment (LCB-FT) : ces règles s’apprennent vite, les tenir dossier après dossier, beaucoup moins. Dans sa synthèse des contrôles LCB-FT de 2022 à 2025, qui porte sur des sociétés de gestion et des CIF, l’AMF relève des dossiers « dépourvus de pièces d’identité, de justificatifs de domicile » et des « périodes prolongées sans formation » (AMF, juin 2026). Un praticien montre comment ces gestes s’intègrent au rendez-vous, au lieu de devenir des formulaires remplis après coup.
Coûts, délais, revenus : la réalité économique du métier
Un professionnel installé sait ce que coûte un statut avant le premier client, ce que rapportent les premières années et ce qui fait perdre une inscription.
Des coûts fixes modestes, mais qui s’additionnent
- 25 € par catégorie et par an de frais d’inscription à l’ORIAS : un conseiller qui cumule l’assurance, le crédit et le CIF paie trois fois.
- 450 € par an de contribution à l’AMF pour un CIF (AMF).
- 150 € de contribution annuelle aux frais de contrôle de l’ACPR pour un courtier d’assurance, montant donné « à l’heure actuelle » par l’ACPR.
- La cotisation à une association agréée, exigée des courtiers, de leurs mandataires et des CIF, dont le montant varie d’une association à l’autre.
- Une RC professionnelle, dont le minimum va de 150 000 € par sinistre pour un CIF personne physique (guide d’inscription des CIF, ORIAS) à 1 564 610 € par sinistre pour un courtier en assurance (guide d’inscription des courtiers, ORIAS).
- Au moins 15 heures de formation continue par an en assurance (article R512-13-1 du Code des assurances).
Le délai avant les premiers revenus
Aucune statistique officielle ne mesure ni ce délai ni les revenus d’un débutant : l’ORIAS publie des effectifs, et l’étude annuelle de l’AMF ne distingue pas les CIF récemment immatriculés. Un repère public existe pour les CIF ; il faut le lire pour ce qu’il est. En 2024, le chiffre d’affaires médian des structures CIF était de 102 k€ toutes activités confondues et de 13 k€ au seul titre du CIF, pour des moyennes de 700 k€ et 147 k€ (AMF, chiffres clés 2024 des CIF). Ce sont des chiffres d’affaires de cabinets, pas des revenus personnels. La même étude relève que 17 % des CIF ne déclarent aucun client au titre du CIF : certains débutent, d’autres exercent hors CIF ou n’ont pas eu d’activité.
La récurrence vient des commissions qui reviennent à chaque échéance d’un contrat et des rétrocessions sur frais de gestion, calculées sur l’encours : ces dernières pesaient 28 % des revenus des CIF « CGP » en 2024, contre 60 % pour les rétrocessions sur droits d’entrée et de sortie et 12 % pour les honoraires. Un praticien peut vous dire combien de temps son propre portefeuille a mis à couvrir ses charges : c’est un témoignage, pas une moyenne.
Les radiations qui s’évitent
Sur les 15 665 suppressions de 2025 que le rapport annuel de l’ORIAS ventile par motif, 4 773 tiennent à un « défaut de renouvellement » et 2 594 à un « défaut d’adhésion à une association professionnelle ». Tous ne trahissent pas un oubli, certains professionnels cessant d’exercer, mais un calendrier annuel négligé peut coûter l’inscription.
Ce que disent les travaux sur l’apprentissage auprès de praticiens
L’idée qu’un métier s’apprend au contact de ceux qui l’exercent a des appuis sérieux, à condition de ne pas leur faire dire plus qu’ils ne disent.
- L’apprentissage situé. Jean Lave et Etienne Wenger décrivent l’apprentissage comme un processus fondamentalement social : le nouveau venu apprend en participant, d’abord à la marge, à une communauté de praticiens, ce qu’ils appellent la « participation périphérique légitime ». Leur ouvrage de 1991 s’appuie notamment sur des sages-femmes, des tailleurs et des bouchers (Cambridge University Press).
- Le Céreq. Dans une étude de 2023, « ce sont les échanges avec les autres qui s’affirment comme le premier vecteur d’apprentissage dans le travail », et « un retour réflexif opéré sur le travail réalisé consolide l’assimilation des nouvelles compétences », étape souvent négligée parce qu’elle paraît improductive. Le terrain est celui de jeunes peu qualifiés de la construction, dans quatre pays : la transposition au conseil demande de la prudence (rapport du Céreq et de l’AFD).
Aucune étude trouvée ne compare, dans ces métiers, des candidats formés par des praticiens et par des non-praticiens. Le Cedefop, agence européenne, note que les effets des pédagogies professionnelles restent peu étudiés et peu théorisés (2015). Méfiez-vous d’un organisme qui affirmerait que « les études prouvent » qu’un praticien forme mieux.
Les limites : un bon professionnel n’est pas toujours un bon formateur
- L’angle mort de l’expert. En 2003, Mitchell Nathan et Anthony Petrosino ont observé que les futurs enseignants les plus avancés en mathématiques jugeaient plus souvent la maîtrise des équations indispensable avant les problèmes concrets, à l’inverse de ce que montraient les résultats des élèves (American Educational Research Journal). Plus on maîtrise une discipline, plus on risque d’oublier ce qui est difficile pour un débutant. À propos des formations en situation de travail, l’Anact résume l’enjeu : le rôle du formateur « consiste moins à transmettre sa manière de faire qu’à aider le travailleur à apprendre » (Anact, 2019).
- Une pratique n’est pas la règle. Un courtier connaît sa branche, ses compagnies, sa clientèle ; un CIF, son modèle de rémunération. Ses habitudes ne seront pas forcément les vôtres, d’où l’intérêt d’un contenu adossé aux textes.
- La mise à jour. Les minima de RC des intermédiaires d’assurance ont été relevés au 9 octobre 2024 (règlement délégué (UE) 2024/896) ; le démarchage téléphonique d’un consommateur exige son consentement préalable depuis le 11 août 2026 (DGCCRF) ; l’ACPR a retiré l’agrément de l’association Courtensia avec effet au 30 juin 2026 (communiqué). Une pratique apprise il y a dix ans peut être dépassée.
- Le conflit d’intérêts. Un formateur qui recrute des mandataires pour son propre réseau peut avoir intérêt à former vite et à orienter vers ses produits. Pour un futur agent général ou MIA, le Code des assurances prévoit d’ailleurs un centre de formation « choisi par l’employeur ou le mandant » (articles R512-9 et R512-10) ; seul le futur courtier le choisit lui-même. Rien d’anormal, mais sachez qui forme, et pourquoi.
- L’inscription n’est pas l’activité. Être inscrit à l’ORIAS prouve un statut, pas une pratique : les CIF sans aucun client au titre du CIF, cités plus haut, sont bien inscrits.
Comment vérifier qu’un formateur exerce vraiment ?
Demandez des noms, puis vérifiez-les : un statut se contrôle en quelques minutes dans des registres publics.
| Ce que vous vérifiez | Où le vérifier | Ce que cela montre | Limite |
|---|---|---|---|
| Le statut | Registre de l’ORIAS, par nom, numéro, SIREN ou mandant | La catégorie (COA, MIA, COBSP, MIOBSP, CIF…) et le statut « Inscrit » ou « Radié » | Un statut, pas une activité |
| L’ancienneté | Listes de l’ORIAS par catégorie (CIF, COA, COBSP), qui donnent la date d’inscription dans la catégorie | Depuis quand la structure est inscrite | La structure, pas forcément la personne |
| L’association | Liste des associations agréées par l’ACPR au 30 juin 2026 ; pour un CIF, l’une des quatre associations agréées par l’AMF | L’adhésion exigée des courtiers, de leurs mandataires et des CIF | Une association peut perdre son agrément |
| L’organisme de formation | Liste publique des organismes de formation | Numéro de déclaration d’activité, SIREN, certification qualité éventuelle | Rien sur les intervenants |
| Les signaux d’alerte | Listes noires de l’AMF et d’ABE Info Service | Acteurs non autorisés, usurpations de professionnels autorisés | Listes non exhaustives |
Si la personne exerce comme salariée ou dirigeante d’un cabinet, demandez le numéro ORIAS de la structure et sa fonction. Un nom, un numéro, une association, une date d’inscription : quand les quatre concordent, le statut est établi, pas encore l’activité.
Les questions à poser à un organisme de formation avant de s’inscrire
- Qui sont les intervenants, nommément ? « Des experts du secteur » ne se vérifie pas ; un nom, si. La liste des formateurs doit de toute façon être mise à votre disposition avant l’inscription définitive.
- Sous quel statut exercent-ils aujourd’hui, et depuis quand ? Courtier, MIA, IOBSP, CIF, salarié d’un cabinet : demandez le numéro ORIAS, le leur ou celui de leur structure.
- Qui rédige les contenus, et qui les relit ? Le professionnel présenté sur la plaquette a-t-il écrit les modules, ou seulement prêté son nom ?
- De quand date la dernière mise à jour ? Demandez la date, et un exemple de règle récente intégrée au programme.
- Comment les évolutions réglementaires sont-elles suivies ? Par qui, à quel rythme, à partir de quelles sources officielles ?
- Qui répond à vos questions pendant la formation ? Sous quel délai, et à quel titre ?
- L’organisme est-il lié à un réseau qui recrute ? Si la formation prépare un recrutement, mieux vaut le savoir avant de choisir.
- Comment les acquis sont-ils contrôlés, et quel justificatif recevrez-vous ? Livret de stage ou attestation : demandez un modèle.
Se former aux métiers du conseil
Le catalogue de Morgen Académie propose, à distance et en e-learning, des préparations aux capacités professionnelles des métiers évoqués ici :
- le parcours CGP, qui réunit les préparations CIF, IAS niveau 1 et IOBSP niveau 1, chaque statut gardant ses conditions propres ;
- la formation CIF, 150 heures, préparation à l’examen certifié AMF incluse, l’examen lui-même se passant auprès d’un organisme certifié par l’AMF ;
- la formation IAS niveau 1, 150 heures, le minimum de l’article R512-9, pour le courtage ou l’agence générale (pour un futur agent général, le centre est choisi par l’employeur ou le mandant) ;
- la formation IOBSP niveau 1, 150 heures, pour le courtage en crédit.
L’ensemble figure au catalogue. Une formation prépare à la capacité professionnelle ; c’est l’ORIAS qui immatricule et, pour le CIF, l’association agréée qui examine l’adhésion. Pour une question sur l’une de ces formations, écrivez depuis la page contact.
Sources
Textes et pages officielles consultés le . Les règles évoluent : vérifiez la version en vigueur avant toute démarche.
- Code des assurances, conditions de capacité professionnelle (articles R512-8 à R512-13-1) — Légifrance
- Code du travail, article L6353-4 : contrat conclu par une personne physique qui entreprend une formation — Ministère du Travail (Code du travail numérique)
- Arrêté du 18 juillet 2022 portant approbation des programmes de formation des intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement et abrogeant l’arrêté du 9 juin 2016 — Légifrance
- Registre unique des intermédiaires assurance, banque, finance – Rapport annuel 2025 — ORIAS
- Chiffres clés des conseillers en investissements financiers (CIF), exercice 2024 — AMF
- Certification professionnelle : examen AMF, vérification interne et examen AMF Finance durable — AMF
- Mise en œuvre de la formation continue en application de la Directive sur la Distribution d’Assurances (Revue de l’ACPR, février 2019) — ACPR
- Matinée de la protection des clientèles du 31 mars 2026, présentation (séquence « Obligations et responsabilités des courtiers animateurs de réseaux de distribution ») — ACPR
- Référentiel national qualité des actions concourant au développement des compétences — France compétences
- Les « apprentissages dans le travail » et leurs reconnaissances (rapport technique, juin 2023) — Céreq et AFD
Questions fréquentes
Un formateur doit-il exercer le métier qu’il enseigne ?
Non : aucun des textes consultés ne l’exige, ni le Code des assurances, ni les textes sur les programmes IOBSP, ni les règles de l’AMF pour les CIF, ni le référentiel Qualiopi, qui demande des compétences adaptées aux prestations. Le Code du travail impose surtout la transparence : l’organisme justifie des titres et qualités de ses intervenants et met la liste des formateurs à votre disposition avant l’inscription définitive. Apprendre auprès d’un professionnel en exercice est donc une qualité à rechercher et à vérifier, pas une garantie.
Comment vérifier qu’un formateur est vraiment courtier ou CIF ?
Demandez son statut et son numéro ORIAS, ou celui de la structure pour laquelle il exerce, puis cherchez-le dans le registre public de l’ORIAS, qui indique la catégorie et le statut inscrit ou radié. Vérifiez aussi l’association professionnelle à laquelle il adhère. Une inscription prouve un statut, pas une activité : en 2024, 17 % des CIF ne déclaraient aucun client au titre du CIF.
L’ACPR ou l’AMF contrôlent-elles les organismes de formation ?
L’ACPR précise que ses services ne valident ni les contenus, ni les organismes, ni les parcours de formation des intermédiaires d’assurance. Pour le CIF, l’AMF certifie les organismes qui organisent l’examen certifié AMF, et seuls ceux-ci peuvent le faire passer. Une mention laissant croire qu’une autorité cautionne une formation doit vous alerter.
Peut-on choisir librement son centre de formation IAS ?
Le futur courtier en assurance choisit lui-même son centre de formation. Pour un futur agent général ou mandataire d’intermédiaire d’assurance, le Code des assurances prévoit un centre choisi par l’employeur ou le mandant. Avant de vous inscrire, parlez-en avec le mandant qui doit vous confier votre premier mandat.
Combien gagne un débutant dans les métiers du conseil ?
Nous n’avons trouvé aucune statistique officielle des revenus d’un débutant dans ces métiers, ni du délai avant les premiers revenus. Un repère public existe pour les CIF : en 2024, le chiffre d’affaires médian des structures au seul titre du CIF était de 13 000 euros, selon l’AMF. C’est un chiffre d’affaires de cabinet, pas un revenu personnel.
Une formation suffit-elle pour exercer ?
Non. Une formation prépare à la capacité professionnelle, qui peut aussi s’obtenir par l’expérience ou un diplôme. C’est l’ORIAS qui immatricule, après examen du dossier complet. Les courtiers, leurs mandataires et les CIF doivent en outre adhérer à une association agréée, et les CIF réussir l’examen certifié AMF.