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Crédit

Devenir courtier en crédit immobilier : conditions et métier

Le courtier en crédit immobilier cherche pour son client le financement de son projet, auprès des banques avec lesquelles il travaille. C’est un intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) : capacité professionnelle, immatriculation à l’ORIAS et adhésion à une association agréée viennent avant le premier dossier. Voici les règles en vigueur au 10 octobre 2026, la réforme annoncée pour le 20 novembre, et ce que le métier demande sur le terrain.

L’essentiel

  • Le courtier en opérations de banque (COBSP) agit sur mandat de son client et doit justifier de la capacité professionnelle de niveau 1 : 150 heures de formation, un an d’expérience complété par 40 heures de formation, ou un diplôme de la liste de l’ORIAS.
  • Il s’immatricule à l’ORIAS avec une RC professionnelle d’au moins 500 000 € par sinistre et 800 000 € par an, et adhère, depuis le 1er avril 2022, à une association professionnelle agréée par l’ACPR.
  • L’article L519-6 du Code monétaire et financier lui interdit de percevoir quoi que ce soit avant le versement effectif des fonds prêtés ; selon le ministère de l’Économie, seul le conseil indépendant, payé par le client, y échappe. Le 20 novembre 2026, l’article est complété sans que cette interdiction soit levée.
  • En crédit immobilier, la formation continue est d’au moins 7 heures par année civile.
  • Le marché est cyclique : 217 Md€ de nouveaux crédits à l’habitat en 2022, 110 Md€ en 2024 et 147 Md€ en 2025, hors renégociations, selon l’ACPR ; à notre connaissance, aucune statistique publique ne renseigne sur les revenus des courtiers.

Qu’est-ce qu’un courtier en crédit immobilier ?

Le courtier en crédit immobilier cherche, pour le compte de son client, le financement d’un achat ou d’une construction : il analyse sa situation, monte le dossier, le présente aux banques avec lesquelles il travaille et suit la demande jusqu’à l’offre de prêt. En droit, c’est un intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement, ou IOBSP. Selon l’ACPR, est intermédiaire celui qui, à titre habituel et contre une rémunération ou tout autre avantage économique, présente ou propose des opérations de banque, aide à leur conclusion ou effectue les travaux et conseils préparatoires à leur réalisation.

Le Code monétaire et financier distingue quatre catégories d’IOBSP. Le courtier, désigné par le sigle COBSP à l’ORIAS, est immatriculé au registre du commerce et des sociétés pour l’activité de courtage. Il agit en vertu d’un mandat de son client, à l’exclusion de tout mandat d’un établissement de crédit, et n’est tenu à aucune exclusivité envers une banque.

Catégorie (sigle ORIAS)Pour le compte de qui ?Capacité à titre principal
Courtier (COBSP)Son client, sans mandat d’un établissementNiveau 1
Mandataire non exclusif (MOBSP)Un ou plusieurs établissements, par des mandats non exclusifsNiveau 1
Mandataire exclusif (MOBSPL)Un établissement, en exclusivité pour une catégorie d’opérationsNiveau 2
Mandataire d’intermédiaire (MIOBSP)Un courtier ou un mandataireSelon le mandant et l’activité

À titre accessoire, les mandataires peuvent relever du niveau 3 (guides d’inscription de l’ORIAS). Une même personne ne cumule pas deux catégories, sauf pour des opérations de nature différente : crédit immobilier, crédit à la consommation, regroupement de crédits, services de paiement ou prêt viager hypothécaire.

Quelles conditions pour devenir courtier en crédit ?

Avant le premier dossier, il faut être immatriculé au registre unique des intermédiaires, tenu par l’ORIAS. D’après son guide d’inscription des courtiers (septembre 2025), le dossier réunit les éléments suivants.

ConditionCe que l’ORIAS demandeÀ savoir
Immatriculation au RCSUne inscription pour l’activité de courtagePersonne physique ou société
Capacité professionnelleUn justificatif de niveau 1 : livret de formation, expérience complétée d’une formation, ou diplômeVoir ci-dessous
HonorabilitéRien à fournir : l’ORIAS interroge lui-même le bulletin n° 2 du casier judiciaireIncapacités listées à l’article L500-1 du Code monétaire et financier
RC professionnelleUne attestation d’au moins 500 000 € par sinistre et 800 000 € par année d’assuranceFranchise limitée à 20 % des indemnités dues
Garantie financièreUne attestation d’au moins 115 000 € par anSeulement si des fonds sont confiés à l’intermédiaire
Association professionnelleUne attestation d’adhésion à une association agréée « banque » par l’ACPRObligatoire depuis le 1er avril 2022, sauf exceptions légales
Frais d’inscription25 €, non remboursables, par inscriptionDus aussi à chaque renouvellement

L’ORIAS se prononce dans les deux mois d’un dossier complet. L’inscription, valable jusqu’à la fin février, se renouvelle chaque année à peine de radiation : selon sa foire aux questions, la démarche incombe à l’intermédiaire au plus tard le 31 janvier.

L’association professionnelle agréée

Depuis le 1er avril 2022, rappelle la DG Trésor, tout professionnel qui s’immatricule comme courtier ou mandataire de courtier doit adhérer à une association professionnelle agréée par l’ACPR.

Selon l’ACPR, six associations sont agréées pour les courtiers en opérations de banque ; sa liste (fichier de juin 2026) les nomme : CNCEF Crédit, La Compagnie IOBSP, ANACOFI Courtage, ENDYA, l’AFIB et la CNCGP. La liste bouge : l’ACPR a décidé le 18 mars 2026 de retirer son agrément à l’association Courtensia, avec effet au 30 juin 2026 (communiqué). Le choix vous appartient ; vérifiez la liste au moment d’adhérer.

Capacité professionnelle IOBSP niveau 1 : trois voies d’accès

Pour le niveau 1, le guide de l’ORIAS admet trois voies :

  1. La formation : un stage de 150 heures, attesté par le livret « Intermédiaires en opérations de banque et services de paiement niveau 1 ».
  2. L’expérience : un an dans des fonctions liées aux opérations de banque ou aux services de paiement, au cours des trois années qui précèdent l’immatriculation, complété par une formation professionnelle de 40 heures suivie dans ces mêmes trois ans.
  3. Le diplôme : un diplôme de niveau 6 ou 7 relevant de l’une des spécialités que liste le guide, ou un titre inscrit au RNCP dans la spécialité finance, banque, assurance.

Le contenu des 150 heures est fixé par l’arrêté du 18 juillet 2022, en vigueur depuis le 30 juillet 2022 : 60 heures de module général, 40 de crédit immobilier, 20 de crédit à la consommation et de trésorerie, 20 de regroupement de crédits et 10 de services de paiement.

Deux précisions évitent des déconvenues :

  • La formation ne délivre pas le statut. Le livret est une pièce du dossier ; c’est l’ORIAS qui immatricule.
  • Le niveau 2 ne suffit pas. Ses 80 heures visent d’autres catégories, comme le mandataire exclusif à titre principal ; le guide des courtiers ne retient que les trois voies ci-dessus.

Formation continue : 7 heures par an en crédit immobilier

Depuis le 18 juin 2022, l’article R519-11-3 du Code monétaire et financier impose à tous les IOBSP une formation continue d’une durée suffisante et adaptée à leur activité, sans fixer de nombre d’heures. En crédit immobilier, le minimum est de 7 heures par année civile, rappelle la FAQ IOBSP de l’ACPR ; selon l’article R519-11-3, elle est prise en compte au titre de l’obligation générale.

Le programme évolue : un arrêté du 14 août 2026 remplace intégralement le programme minimal de formation en crédit immobilier à compter du 20 novembre 2026, selon Le Mag Juridique.

Comment est rémunéré un courtier en crédit immobilier ?

Rien avant le versement des fonds

L’article L519-6 du Code monétaire et financier interdit à quiconque apporte son concours à l’obtention d’un prêt de percevoir « une somme représentative de provision, de commissions, de frais de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d’entremise quelconque, avant le versement effectif des fonds prêtés ». L’infraction est pénalement sanctionnée.

Cette rédaction s’applique jusqu’au 20 novembre 2026. À cette date, l’ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation y ajoute un alinéa : la manière dont les intermédiaires de crédit rémunèrent leur personnel ne doit pas porter atteinte aux règles de bonne conduite de l’article L519-4-1. Dans la version à venir publiée par Légifrance, l’interdiction de percevoir une somme avant le versement des fonds demeure.

Commission de la banque, honoraires du client

Dans sa réponse publiée au Journal officiel du 9 janvier 2024, le ministère de l’Économie rappelle que les intermédiaires peuvent être rémunérés pour leurs actes d’intermédiation par leurs clients et par les établissements bancaires partenaires, mais jamais avant le versement des fonds. Il ajoute une exception : lorsqu’il fournit un service de conseil indépendant, au sens de l’article L519-1-1 du même code, l’intermédiaire peut être rémunéré par son client. Selon l’ACPR, ce conseil n’est alors payé que par le client.

D’après la FAQ de l’ACPR, avant tout travail préparatoire, le courtier convient avec son client, par écrit ou sur un autre support durable, des frais demandés et, le cas échéant, de sa rémunération. Il lui indique le nombre et le nom des établissements avec lesquels il travaille et, s’il perçoit une rémunération de la banque, son montant et ses modalités de calcul. Le mandat du client, qui fonde le statut de courtier, gagne lui aussi à être écrit.

Combien gagne un courtier en crédit ?

À notre connaissance, aucune statistique officielle ne donne le niveau des commissions bancaires, des honoraires ou du revenu d’un courtier, débutant ou installé.

Ce que l’on sait décrire, ce sont les mécanismes. La commission dépend de l’accord passé avec chaque banque ; les honoraires se fixent avec le client. Les deux ne tombent qu’au déblocage du prêt : un dossier refusé ou abandonné ne rapporte rien, sauf conseil indépendant facturé. En face, les charges courent toute l’année : RC professionnelle, cotisation à l’association, frais ORIAS, formation continue, logiciels.

Le marché du crédit immobilier : cycles, taux et norme du HCSF

Voici les chiffres des enquêtes annuelles de l’ACPR sur le financement de l’habitat (particuliers résidents, hors renégociations), jusqu’au numéro 183, consacré à 2025.

AnnéeNouveaux crédits à l’habitatÉvolution sur un anTaux moyen en décembre
2022217 Md€—2,12 %
2023128,6 Md€−40,9 %4,04 %
2024110 Md€−14,4 %3,30 %
2025147 Md€+33,2 %3,08 %

En août 2026, la Banque de France relève 12,2 Md€ de nouveaux crédits à l’habitat sur le mois (hors renégociations, données provisoires corrigées des variations saisonnières), au taux moyen de 3,32 %.

Le courtier compose aussi avec la norme du Haut Conseil de stabilité financière, applicable depuis le 1er janvier 2022. Elle s’impose aux banques, pas aux courtiers, mais elle borne chaque dossier :

  • un taux d’effort de 35 % au plus, assurance comprise ;
  • une durée de 25 ans au plus, avec une tolérance de deux ans de différé d’amortissement ;
  • une marge de flexibilité de 20 % de la production trimestrielle de chaque établissement, dont au moins 70 % pour la résidence principale et au moins 30 % pour les primo-accédants.

Aucune statistique publique ne mesure la part des courtiers dans la production. Une étude privée d’Arcturus Group et de Forward Global (décembre 2025), citée par Monimmeuble, l’estime à environ 38 % du marché du crédit immobilier en 2023-2024 : un ordre de grandeur, pas un chiffre officiel.

Réalité du terrain : difficultés et erreurs fréquentes

Ce qui rend le métier difficile

  • Un chiffre d’affaires qui suit le marché. Payé au prêt versé, le courtier épouse les volumes du tableau : une année comme 2023 se traverse avec de la trésorerie d’avance.
  • Des taux qui changent la donne. Quand le taux moyen passe de 2,12 % à 4,04 % en un an, comme en 2023, les mêmes clients empruntent moins, et certains projets ne passent plus.
  • Peu de place pour les dossiers atypiques. Les dossiers hors critères se logent dans la marge de flexibilité des banques, utilisée à 18,1 % au deuxième trimestre 2026, pour un plafond de 20 %, selon le communiqué du HCSF du 15 septembre 2026.
  • La dépendance aux banques. Un courtier ne place ses dossiers que dans les établissements avec lesquels il travaille, et chacun choisit ses partenaires.
  • Les apporteurs d’affaires. Une part des clients vient de prescripteurs : agents immobiliers, promoteurs, constructeurs. Selon la FAQ de l’ACPR, ces « indicateurs » ne sont pas IOBSP tant qu’ils se bornent à mettre un client en relation avec un établissement ou un intermédiaire, ou à transmettre ses coordonnées ; ils peuvent alors toucher une commission d’apport. S’ils conseillent ou aident à conclure, ils font de l’intermédiation sans statut.

Les erreurs qui coûtent cher

Les contrôles de l’ACPR sur le regroupement de crédits, dont la synthèse a été mise à jour le 24 septembre 2026, relèvent des fautes que tout courtier peut commettre :

  • une rémunération mal présentée : l’information donnée au client sur la part versée par la banque est « souvent inexacte et largement minorée » ;
  • une chaîne trop longue : plus de deux intermédiaires entre le client et la banque ;
  • des frais ajoutés au prêt : honoraires et frais de dossier intégrés au montant emprunté « sans l’accord exprès du client » ;
  • un dossier sans trace : informations recueillies non tracées, et pas d’alerte sur l’endettement du client.

S’y ajoutent deux erreurs plus simples : facturer avant le versement des fonds, et oublier le renouvellement annuel ou l’adhésion à l’association, qui mène à la radiation.

Développer son activité de courtier en crédit

Le nombre de courtiers est stable, mais les entrées et les sorties sont nombreuses : selon le rapport annuel de l’ORIAS, 5 977 courtiers en opérations de banque étaient inscrits fin 2025, contre 5 975 un an plus tôt, avec 748 inscriptions et 746 sorties dans l’année. Les mandataires d’intermédiaires ont, eux, progressé de 9,2 %, à 15 232. Sur les réseaux et franchises qui recrutent des indépendants, aucune statistique publique ne renseigne sur leur poids, leurs droits d’entrée ou leurs redevances : demandez à chacun ses conditions écrites.

Plusieurs leviers de croissance existent, chacun sous ses propres conditions :

  • Recruter. Salariés et mandataires doivent justifier de la capacité exigée pour leur fonction ; mandaté par un courtier, un mandataire d’intermédiaire adhère lui aussi à une association agréée, selon l’ORIAS.
  • Élargir sa gamme. Le regroupement de crédits et le crédit à la consommation figurent au programme du niveau 1 ; le second change de régime le 20 novembre 2026, avec l’ordonnance déjà citée.
  • Ajouter l’assurance emprunteur. Depuis le 1er septembre 2022, tout emprunteur peut en changer à tout moment, rappelle le ministère de l’Économie. Mais présenter ou proposer un contrat d’assurance, c’est distribuer de l’assurance : il faut une seconde inscription à l’ORIAS, comme intermédiaire en assurance, avec sa propre capacité professionnelle. Le statut d’IOBSP ne la couvre pas ; voir l’article sur le courtier en assurance.
  • Conseiller en investissements financiers, avec le statut décrit dans l’article sur le CIF.

Pourquoi apprendre le courtage en crédit auprès de professionnels qui l’exercent ?

Les textes disent ce qui est interdit et ce qui est exigé ; ils ne disent pas comment un dossier passe en comité. Un courtier en exercice peut transmettre ce qu’un manuel apprend mal :

  • les conventions bancaires : ce qu’une banque regarde avant de travailler avec un cabinet, et ce qu’elle attend de lui ensuite ;
  • le montage et la présentation d’un dossier : les pièces qui manquent toujours, la façon de défendre un profil atypique quand la marge de flexibilité se remplit ;
  • la traversée des cycles : ce qu’un cabinet a changé en 2023, quand la production a chuté de plus de 40 %, et ce qu’il en a retenu ;
  • les apporteurs d’affaires : construire un réseau de prescripteurs sans les faire sortir du rôle d’indicateur ;
  • la conformité au quotidien : l’information sur la rémunération, le mandat, la trace des informations recueillies, le renouvellement de janvier, les 7 heures annuelles.

Cette expérience a ses limites. Un praticien transmet d’abord sa pratique, ses banques et sa clientèle, et ses habitudes peuvent précéder les règles actuelles : le régime de la formation a changé en 2022, et le programme du crédit immobilier change en novembre 2026. Elle se complète par les textes, et elle se vérifie. Cherchez le nom de la personne, ou celui de son cabinet, dans le registre public de l’ORIAS : la fiche indique ses catégories d’inscription, COBSP pour un courtier en opérations de banque. Demandez aussi à quelle association agréée elle adhère, depuis quand elle exerce et sur quels crédits. La méthode est détaillée dans l’article sur l’apprentissage auprès de praticiens.

Se former pour devenir courtier en crédit immobilier

Si vous choisissez la voie de la formation, la formation IOBSP niveau 1 prépare à la capacité professionnelle de niveau 1 en 150 heures, la durée fixée par l’arrêté du 18 juillet 2022, qui en consacre 40 au crédit immobilier. Le livret justifie ensuite la capacité ; l’immatriculation reste une décision de l’ORIAS, au vu de l’ensemble des conditions, dont l’adhésion à une association agréée.

Si vous justifiez d’un an d’expérience en opérations de banque, le complément d’expérience IOBSP niveau 1 compte 40 heures au catalogue, la durée que le guide de l’ORIAS indique pour cette voie ; faites confirmer par l’ORIAS que votre expérience est recevable et quel complément votre situation exige, avant de vous inscrire.

Une fois installé, la formation continue DCI propose 7 heures par an, le minimum actuel en crédit immobilier. Le programme minimal fixé par les textes change le 20 novembre 2026.

Si vous visez aussi l’assurance et le conseil en investissements financiers, le parcours CGP réunit les préparations aux capacités CIF, IAS niveau 1 et IOBSP niveau 1 ; chaque statut garde ses conditions propres. Les formations du domaine figurent dans la rubrique Crédit. Pour une question sur votre situation, écrivez-nous.

Sources

Textes et pages officielles consultés le . Les règles évoluent : vérifiez la version en vigueur avant toute démarche.

  1. Arrêté du 18 juillet 2022 portant approbation des programmes de formation des intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement et abrogeant l’arrêté du 9 juin 2016 — Légifrance
  2. Code monétaire et financier — article L519-6 — Légifrance
  3. Courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP) — inscription, version 1.0, septembre 2025 — ORIAS
  4. Rapport annuel 2025 — ORIAS
  5. Intermédiaires en opérations de banque et services de paiement — ACPR
  6. FAQ IOBSP (mise à jour de janvier 2017) — ACPR
  7. Associations de courtiers — ACPR
  8. Le financement de l’habitat en 2025 — Analyses et synthèses n° 183 — ACPR
  9. Mesure relative à l’octroi de crédits immobiliers — Haut Conseil de stabilité financière
  10. Question écrite n° 11104 et réponse du ministère de l’Économie (JO du 9 janvier 2024) — Assemblée nationale

Questions fréquentes

Quel diplôme faut-il pour devenir courtier en crédit immobilier ?

Aucun diplôme n’est imposé en tant que tel : il faut justifier de la capacité professionnelle IOBSP de niveau 1. Elle s’obtient par un stage de 150 heures attesté par un livret, par un an d’expérience en opérations de banque au cours des trois dernières années complété par 40 heures de formation, ou par un diplôme de niveau 6 ou 7 dans l’une des spécialités listées par l’ORIAS.

Combien de temps faut-il pour devenir courtier en crédit ?

Tout dépend de votre voie d’accès à la capacité professionnelle : 150 heures de formation, un an d’expérience complété par 40 heures, ou un diplôme déjà obtenu. Il faut ensuite réunir l’immatriculation au registre du commerce, la RC professionnelle et l’adhésion à une association agréée. À compter d’un dossier complet, l’ORIAS dispose de deux mois pour se prononcer.

Un courtier en crédit peut-il se faire payer avant l’obtention du prêt ?

Non pour l’intermédiation : l’article L519-6 du Code monétaire et financier interdit de percevoir commissions, frais de dossier ou de recherche avant le versement effectif des fonds prêtés. Le ministère de l’Économie admet une exception, le service de conseil indépendant, que le client peut rémunérer. À partir du 20 novembre 2026, l’article encadre aussi la rémunération du personnel des intermédiaires, sans lever cette interdiction.

Combien gagne un courtier en crédit immobilier ?

À notre connaissance, aucune statistique officielle ne donne le revenu des courtiers en crédit, débutants ou installés. Leur rémunération vient des commissions versées par les banques et des honoraires payés par les clients, perçus après le déblocage du prêt. Elle dépend du nombre de dossiers qui aboutissent, donc du marché, des taux et des banques avec lesquelles le courtier travaille.

Faut-il adhérer à une association pour être courtier en crédit ?

Oui. Depuis le 1er avril 2022, les courtiers en opérations de banque et leurs mandataires doivent adhérer à une association professionnelle agréée par l’ACPR pour s’immatriculer à l’ORIAS. Selon l’ACPR, six associations sont agréées pour la banque. Le choix est libre, mais la liste évolue : vérifiez-la au moment d’adhérer.

Un courtier en crédit peut-il proposer l’assurance emprunteur ?

Pas avec son seul statut d’IOBSP. Présenter ou proposer un contrat d’assurance relève de la distribution d’assurance, qui suppose une inscription à l’ORIAS comme intermédiaire en assurance, avec sa propre capacité professionnelle. Chaque inscription garde alors ses propres conditions.

Vous envisagez ce métier ?

Dites-nous où vous en êtes : nous vous indiquons la formation qui correspond à votre projet et ce qui relèvera ensuite de l’ORIAS ou de votre association. Réponse sous 24 h ouvrées, sans engagement.

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