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Patrimoine

Devenir conseiller en investissements financiers (CIF)

Le conseiller en investissements financiers recommande des placements à ses clients, sous le contrôle d’une association agréée et de l’AMF. Voici les conditions d’accès, les obligations du quotidien, ce que disent vraiment les chiffres de la profession et les erreurs qui coûtent cher.

L’essentiel

  • Le CIF fournit des recommandations personnalisées sur des instruments financiers ; il ne peut ni recevoir d’autres fonds de ses clients que sa rémunération, ni gérer leur portefeuille.
  • La compétence professionnelle s’établit par l’une de trois voies : un diplôme de trois années d’études supérieures juridiques, économiques ou de gestion, une formation d’au moins 150 heures, ou deux ans d’expérience acquise au cours des cinq années précédant l’entrée en fonction.
  • Depuis le 1er janvier 2020, il faut en plus réussir l’examen certifié AMF, qu’aucun diplôme ne remplace et qui se passe uniquement auprès d’un organisme certifié par l’AMF.
  • Il faut adhérer à l’une des quatre associations agréées par l’AMF, souscrire une RC professionnelle et s’immatriculer à l’ORIAS : 25 € de frais d’inscription et 450 € de contribution annuelle à l’AMF.
  • Selon l’AMF, le chiffre d’affaires médian tiré de la seule activité CIF était de 13 k€ par CIF déclarant en 2024 ; aucune statistique officielle ne renseigne le revenu d’un conseiller, encore moins celui d’un débutant.

Qu’est-ce qu’un conseiller en investissements financiers (CIF) ?

Le conseiller en investissements financiers, ou CIF, exerce une profession réglementée : c’est un intermédiaire, rappelle l’ORIAS dans son guide d’inscription des CIF de janvier 2026. Ses activités sont définies à l’article L. 541-1 du Code monétaire et financier (CMF), que l’AMF reproduit dans ses questions-réponses sur le régime des CIF (DOC-2006-23), mises à jour le 27 juillet 2026 :

  • le conseil en investissement, c’est-à-dire « fournir des recommandations personnalisées à un tiers » sur des instruments financiers ;
  • le conseil portant sur la fourniture de services d’investissement ;
  • le conseil portant sur la réalisation d’opérations sur biens divers.

Il peut aussi exercer d’autres activités de conseil en gestion de patrimoine, et transmettre les ordres de son client sur des parts ou actions d’OPC, à condition de les lui avoir conseillées et d’avoir signé une convention.

Ce qu’un CIF ne peut pas faire

Selon l’AMF, un CIF ne peut pas :

  • recevoir de ses clients d’autres fonds que sa rémunération, ni des instruments financiers ;
  • gérer un portefeuille pour le compte d’un client ;
  • se dire « agréé par l’AMF » ni utiliser son logo : il adhère à une association agréée, il n’est pas agréé lui-même ;
  • conseiller sur des crypto-actifs : depuis le règlement européen MiCA, il faut un agrément de prestataire de services sur crypto-actifs, sans procédure simplifiée pour les CIF (AMF, 27 juillet 2026). Un instrument financier adossé à des crypto-actifs reste, lui, dans son champ.

Au 31 décembre 2025, le registre de l’ORIAS comptait 7 712 inscriptions de CIF, 9,3 % de plus qu’un an plus tôt (rapport annuel 2025).

Quelles sont les conditions pour devenir CIF ?

Les conditions sont cumulatives, d’après la page de l’AMF consacrée aux CIF, le guide de l’ORIAS et la fiche de Bpifrance Création.

ConditionCe qu’exigent les textesQui la vérifie
Âge et honorabilitéÊtre majeur ; n’avoir subi aucune des condamnations visées à l’article L. 500-1 du CMFL’ORIAS, qui consulte le bulletin n° 2 du casier judiciaire
Compétence professionnelleUn diplôme, une formation d’au moins 150 heures ou deux ans d’expérienceL’ORIAS, sur justificatif
Examen certifié AMFObligatoire depuis le 1er janvier 2020L’association, et non l’ORIAS
Association professionnelleAdhérer à une, et une seule, association agréée par l’AMFL’association, qui examine votre programme d’activité
Responsabilité civile professionnelle150 000 € par sinistre et 150 000 € par année ; 300 000 € et 600 000 € pour une société d’au moins deux salariés (article D. 541-9)L’ORIAS, sur attestation
ImmatriculationInscription au registre de l’ORIAS, puis contribution annuelle de 450 € à l’AMFL’ORIAS

Dans quel ordre ?

  1. Réunir la compétence professionnelle, par l’une des trois voies décrites plus bas.
  2. Souscrire l’assurance de responsabilité civile professionnelle.
  3. Adhérer à l’une des quatre associations agréées que cite l’ORIAS : ANACOFI-CIF, la CNCGP, CNCEF Patrimoine ou La Compagnie CIF. Elle vérifie votre programme d’activité avant de vous accepter (article L. 541-4 du CMF et article 325-2-1 du règlement général de l’AMF). Aucune n’est imposée : comparez cotisations, services et contrôles.
  4. Déposer le dossier à l’ORIAS : pièce d’identité ou extrait Kbis, justificatif de compétence, attestations d’adhésion et de RC. Les frais sont de 25 €, non remboursables, et la contribution de 450 € à l’AMF se règle en ligne lors de la demande. L’ORIAS a deux mois à compter d’un dossier complet (article R. 546-3).

Et chaque année ?

  • Renouveler l’inscription en janvier : frais, RC à jour, adhésion en cours. « Un CIF ne peut rester immatriculé à l’Orias s’il n’a plus d’adhésion en cours auprès d’une association agréée » (FAQ de l’ORIAS).
  • Payer la contribution de 450 € à l’AMF, et remettre à l’association la fiche de renseignements annuels au plus tard le 30 avril.
  • Actualiser vos connaissances. Le règlement général ne fixe aucun volume horaire : selon son article 325-38, « l’association assure l’actualisation des connaissances de ses membres par la sélection ou l’organisation de formations ». En pratique, la CNCEF Patrimoine et la CNCGP demandent 7 heures par an au titre du CIF (guides de 2024 et de 2023). C’est une règle d’association, pas du règlement général.

Formation CIF de 150 heures, diplôme ou expérience : les trois voies de la compétence

L’article 325-1 du règlement général de l’AMF demande au CIF de justifier, « préalablement à son entrée en fonction », de l’une de ces trois conditions :

  • un diplôme national sanctionnant trois années d’études supérieures juridiques, économiques ou de gestion, ou un titre de même niveau adapté à ces activités. L’ORIAS accepte une licence (niveau 6) ou un master (niveau 7) des nomenclatures 122, 128, 313 ou 314 ;
  • une formation professionnelle adaptée aux opérations du statut. L’instruction AMF DOC-2013-07 en fixe la durée minimale à 150 heures et en liste les thèmes ; l’ORIAS attend une attestation de formation de 150 heures intitulée « Conseiller en investissement financier » ;
  • une expérience professionnelle de deux ans dans des fonctions liées à ces opérations, acquise au cours des cinq années précédant l’entrée en fonction et justifiée par une attestation de l’employeur.

Diplômé, vérifiez que votre spécialité entre dans les nomenclatures citées. Si vous conseillez des placements depuis deux ans, faites confirmer que vos fonctions entrent dans le champ du statut. En reconversion, c’est la formation : demandez le programme détaillé et l’intitulé de l’attestation remise.

L’examen certifié AMF : qui doit le passer, et où ?

Depuis le 1er janvier 2020, l’examen certifié AMF est « obligatoire pour tous les conseillers en investissements financiers », indique la page de l’AMF sur la certification professionnelle. L’article 325-24 du règlement général vise le CIF personne physique, les dirigeants d’une société CIF et les salariés qui exercent le conseil.

  • Aucun diplôme ne le remplace : « Il n’existe pas d’équivalence entre un diplôme de l’enseignement supérieur et l’examen AMF. » Un master peut dispenser de la formation de 150 heures, pas de l’examen.
  • Le format : un QCM de 120 questions, en deux heures au plus ; il faut 80 % de bonnes réponses en culture financière et 80 % sur les connaissances jugées indispensables au métier.
  • La validité : « il est valable à vie quel que soit son employeur ».
  • Le délai : six mois à compter du début de l’exercice ; d’ici là, le CIF s’assure que la personne qu’il emploie est « supervisée de manière appropriée ». Si vous vous installez seul, demandez à votre association quand elle attend votre certificat : c’est elle, et non l’ORIAS, qui contrôle cette obligation.

Où le passer ? Uniquement auprès de l’un des organismes certifiés par l’AMF, dont la liste figure sur la même page (treize pour l’examen généraliste au 1er janvier 2025). Morgen Académie n’en fait pas partie : sa préparation entraîne à l’examen, qui se passe ensuite auprès de l’un de ces organismes.

Lettre de mission, adéquation, indépendance : le métier au quotidien

Le règlement général de l’AMF, dans le prolongement de la directive MIF 2, encadre chaque étape du conseil :

  • Entrer en relation : un document d’entrée en relation est remis au client (article 325-5).
  • Contractualiser : avant tout conseil, une lettre de mission fixe la rémunération, dit si le conseil est indépendant ou non et si l’adéquation sera réévaluée périodiquement (article 325-6).
  • Connaître le client, y compris ses « éventuelles préférences en matière de durabilité », et s’abstenir si aucun produit n’est adéquat (article 325-8).
  • Justifier le conseil dans une déclaration d’adéquation remise au client.
  • Informer sur les coûts : avant le conseil, puis au moins une fois par an en cas de relation suivie, en montant et en pourcentage (guide de l’AMF sur MIF 2 pour les CIF).
  • Lutter contre le blanchiment : identifier le client, classer les risques, déclarer les soupçons à Tracfin.

Conseil indépendant ou non indépendant ?

Conseil indépendantConseil non indépendant
Rémunérations versées par des tiers (rétrocessions)Ne peuvent être conservées : elles sont intégralement reversées au clientPermises, si elles ont pour objet d’améliorer la qualité du service rendu
Offre examinéeUn éventail suffisant d’instruments disponibles sur le marchéPas d’exigence d’éventail
Part des CIF en 2024 (AMF)7 % exclusivement81 % ; 12 % combinent les deux

Une même société peut pratiquer les deux formes, jamais par la même personne physique.

Une réforme européenne, la stratégie pour l’investissement de détail, modifierait l’encadrement des rétrocessions. Elle n’est pas en vigueur : selon le calendrier rappelé par la Commission européenne le 30 juillet 2026, les votes finaux sont attendus fin 2026, et les nouvelles règles ne s’appliqueraient qu’à partir de juillet 2029.

Combien gagne un CIF ? Ce que disent les chiffres de l’AMF

Aucune statistique officielle ne renseigne le revenu d’un CIF, encore moins celui d’un débutant ou le temps qu’il faut pour se constituer une clientèle. Les seuls chiffres officiels d’activité sont les chiffres clés 2024 des CIF, publiés par l’AMF le 18 décembre 2025. Ils portent sur le chiffre d’affaires des CIF déclarants, personne seule ou cabinet de près de trois collaborateurs en moyenne, pas sur ce que gagne une personne.

Exercice 2024Toutes activitésActivité CIF seule
Chiffre d’affaires total déclaré4,38 Md€Environ 918 M€, soit environ 21 %
Chiffre d’affaires moyen par CIFEnviron 700 k€147 k€
Chiffre d’affaires médian par CIF102 k€13 k€

Comment les lire :

  • L’écart entre moyenne et médiane traduit une forte concentration : les 50 premiers acteurs réalisent 49 % de l’activité.
  • La médiane de 13 k€ signifie que la moitié des CIF déclarants réalisent au plus 13 000 € de chiffre d’affaires au titre de la seule activité CIF, avant toute charge. L’essentiel vient d’autres activités : 92 % des CIF sont aussi intermédiaires en assurance.
  • 17 % des CIF ne déclarent aucun client CIF, ce que l’AMF explique par des débuts ou des cessations d’activité, des activités hors CIF ou des années blanches. 58 % ont de 2 à 50 clients.

Comment un CIF est-il rémunéré ?

Chez les CIF qui exercent le conseil en gestion de patrimoine, environ 95 % de la profession selon l’AMF, les revenus se répartissaient ainsi en 2024 :

  • rétrocessions sur droits d’entrée et de sortie : 60 % (71 % en 2023), prélevées sur les frais payés par le client et reversées par le fournisseur du produit ;
  • rétrocessions sur frais de gestion : 28 % (+8 points), récurrentes tant que le client reste investi ;
  • honoraires : 12 % (+3 points), payés par le client selon la lettre de mission. En conseil indépendant, ils forment l’essentiel de la rémunération.

La réalité du terrain : difficultés, contrôles, erreurs fréquentes

Ce qui rend le démarrage difficile

  • La clientèle se construit dans la durée : 93 % des clients CIF sont des particuliers, et aucun chiffre officiel ne dit combien de temps il faut pour vivre de son portefeuille.
  • La conformité prend du temps : chaque dossier client produit des pièces qu’un contrôle peut demander.
  • Des coûts fixes avant le premier client : frais ORIAS, contribution AMF, cotisation de l’association, prime de RC, outils, formation continue.

Les contrôles : l’association et l’AMF

Son association doit contrôler chaque CIF sur place au moins une fois tous les cinq ans. L’AMF intervient aussi directement : en 2025, elle a mené 15 contrôles sur pièces selon une nouvelle méthode, dite « CORE », consacrés aux coûts et frais, aux préférences de durabilité et à la lutte contre le blanchiment (AMF, 12 juin 2026). La Commission des sanctions peut prononcer une interdiction d’exercer ou une sanction pécuniaire allant jusqu’à 100 millions d’euros ou dix fois le profit éventuellement réalisé ; exercer sans remplir les conditions, ou recevoir des fonds de ses clients, expose à cinq ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende (articles L. 573-9 et suivants du CMF, cités par l’AMF).

Les erreurs fréquentes

D’après les constats, les sanctions et la doctrine de l’AMF :

  • une information sur les coûts incomplète, qui distingue mal les frais du service de ceux du produit ;
  • des préférences de durabilité mal recueillies : environ un tiers des CIF contrôlés n’abordaient pas les trois volets réglementaires ;
  • une classification des risques de blanchiment absente ou sommaire ;
  • encaisser des fonds, taire des commissions, transmettre des ordres sans conseil préalable, remettre des déclarations d’adéquation trompeuses : autant de griefs retenus dans une sanction de 2023, alourdie en 2025 par le Conseil d’État ;
  • se dire « agréé AMF », ou faire fournir par la même personne du conseil indépendant et non indépendant.

En 2024, les CIF ont déclaré 744 réclamations, pour 21,4 M€, notamment sur des produits de type Girardin (47), des SCPI (44) et des FCPI (17).

Se développer : du CIF au conseil en gestion de patrimoine

Les CGP « ne sont pas reconnus et régulés en tant que tels », résume La finance pour tous : l’appellation désigne le plus souvent un professionnel qui cumule plusieurs statuts. En 2024, 92 % des CIF étaient aussi intermédiaires en assurance, 62 % intermédiaires en opérations de banque (IOBSP), 62 % titulaires de la carte T de transaction immobilière, et 40 % déclaraient une compétence juridique appropriée, facultative. Chaque statut a ses propres conditions : voir le métier de courtier en assurance et celui de courtier en crédit. Pour gérer des portefeuilles ou fournir d’autres services d’investissement, il faut un autre statut, agréé : celui de prestataire de services d’investissement.

Apprendre le métier de CIF auprès de professionnels qui l’exercent

Les textes s’apprennent dans un manuel ; leur application s’apprend mieux auprès d’un CIF en activité. Il sait rédiger une lettre de mission qui fixe clairement sa rémunération, justifier une recommandation dans une déclaration d’adéquation propre à chaque client, et dire ce que change pour son modèle économique le choix entre conseil indépendant et non indépendant. Il sait comment il a constitué sa clientèle et comment se passe un contrôle de son association ou de l’AMF.

Ce regard a ses limites : un praticien parle de sa clientèle, de son association et de ses produits, et une habitude peut avoir été dépassée par un texte récent, comme la doctrine de l’AMF sur les crypto-actifs en juillet 2026. Croisez son témoignage avec les sources officielles.

Pour vérifier qu’un intervenant est CIF, demandez son numéro ORIAS, ou celui de sa structure, et cherchez-le sur orias.fr : la recherche avancée filtre les CIF par association et distingue les inscrits des radiés. Consultez aussi l’annuaire de son association quand elle en publie un. Et méfiez-vous de quiconque se dit « agréé AMF ». Pour aller plus loin : pourquoi apprendre les métiers du conseil auprès de praticiens, et comment le vérifier.

Se former pour devenir CIF

  • Formation CIF : 150 heures au catalogue, soit la durée minimale fixée par l’instruction AMF DOC-2013-07. Elle inclut une préparation à l’examen certifié AMF, qui se passe ensuite auprès d’un organisme certifié par l’AMF.
  • Préparation à la certification AMF : 50 heures, aucun texte ne fixant de durée pour cette préparation. Elle peut servir notamment à ceux qui justifient déjà de la compétence par un diplôme ou par l’expérience.
  • Parcours CGP : 3 × 150 heures, qui réunissent la formation CIF et les formations IAS niveau 1 et IOBSP niveau 1, dont la durée correspond aux 150 heures attendues par l’ORIAS pour ces deux statuts. Il ne couvre ni la carte T ni la compétence juridique appropriée, et l’examen AMF reste à passer à part.

Ces formations sont réunies dans la rubrique Finance & Patrimoine. Une formation prépare à la compétence et à l’examen ; elle ne vous inscrit nulle part. L’association examine votre adhésion et contrôle votre certification, l’ORIAS vous immatricule. Pour une question sur votre situation : page contact.

Sources

Textes et pages officielles consultés le . Les règles évoluent : vérifiez la version en vigueur avant toute démarche.

  1. Exercer une activité de conseiller en investissements financiers (CIF) — AMF
  2. Position-recommandation DOC-2006-23 : questions-réponses relatives au régime applicable aux conseillers en investissements financiers (modifiée le 27 juillet 2026) — AMF
  3. Règlement général de l’AMF, article 325-1 (compétence professionnelle du CIF) — AMF
  4. Règlement général de l’AMF, article 325-24 (vérification des connaissances minimales) — AMF
  5. Certification professionnelle — AMF
  6. Guide inscription : Conseiller en investissements financiers (CIF), version 1.0, janvier 2026 — ORIAS
  7. Registre unique des intermédiaires assurance, banque, finance – Rapport annuel 2025 — ORIAS
  8. Chiffres clés des conseillers en investissements financiers (CIF), exercice 2024 (décembre 2025) — AMF
  9. L’AMF instaure une nouvelle méthodologie de contrôle sur pièces des conseillers en investissements financiers — AMF
  10. Conseil sur crypto-actifs : l’AMF met à jour sa doctrine concernant les CIF — AMF

Questions fréquentes

Quelle formation faut-il pour devenir CIF ?

Aucune formation n’est obligatoire en soi : l’article 325-1 du règlement général de l’AMF demande soit un diplôme national de trois années d’études supérieures juridiques, économiques ou de gestion, soit une formation professionnelle adaptée, d’au moins 150 heures selon l’instruction AMF DOC-2013-07, soit deux ans d’expérience dans des fonctions liées aux activités du CIF, acquise au cours des cinq années précédant l’entrée en fonction. Dans tous les cas, il faut en plus réussir l’examen certifié AMF.

L’examen certifié AMF est-il obligatoire pour un CIF ?

Oui : depuis le 1er janvier 2020, toute personne qui devient CIF doit le réussir, de même que les dirigeants d’une société CIF et les salariés qui conseillent. Aucun diplôme ne le remplace. Il se passe uniquement auprès d’un organisme certifié par l’AMF, dont la liste est publiée sur le site de l’AMF : une préparation ne le délivre pas.

À quelle association un CIF doit-il adhérer ?

À l’une des quatre associations agréées par l’AMF que cite l’ORIAS : ANACOFI-CIF, la CNCGP, CNCEF Patrimoine et La Compagnie CIF. On adhère à une seule, avant de s’immatriculer à l’ORIAS. Sans adhésion en cours, un CIF ne peut pas rester inscrit au registre.

Combien coûte l’inscription d’un CIF à l’ORIAS ?

Les frais d’inscription sont de 25 euros, non remboursables, et la contribution aux frais de contrôle de l’AMF de 450 euros par an, réglée en ligne. S’y ajoutent la cotisation de l’association et la prime d’assurance de responsabilité civile professionnelle, propres à chaque association et à chaque assureur.

Combien gagne un conseiller en investissements financiers ?

Aucune statistique officielle ne renseigne le revenu d’un CIF, ni celui d’un débutant. L’AMF publie seulement des chiffres d’affaires : pour l’exercice 2024, la médiane était de 102 k€ toutes activités confondues et de 13 k€ pour la seule activité CIF, par CIF déclarant. La rémunération vient surtout des rétrocessions versées par les fournisseurs de produits, et la part des honoraires progresse.

Quelle différence entre un CIF et un conseiller en gestion de patrimoine ?

CIF est un statut réglementé, qui couvre le conseil sur les instruments financiers. Conseiller en gestion de patrimoine n’est pas un statut : l’appellation désigne le plus souvent un professionnel qui cumule le statut de CIF avec ceux d’intermédiaire en assurance et en opérations de banque, souvent aussi avec la carte T. Chaque statut a ses propres conditions d’accès.

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