Devenir mandataire d’intermédiaire d’assurance (MIA)
Le mandataire d’intermédiaire d’assurance distribue des contrats pour le compte d’un courtier, d’un agent général ou d’un mandataire d’assurance. C’est la catégorie la plus nombreuse du registre de l’ORIAS, et l’une des plus mouvantes : voici ce que le statut exige, comment il est rémunéré et ce qu’il faut négocier avant de signer un mandat.
Sommaire
- Qu’est-ce qu’un mandataire d’intermédiaire d’assurance (MIA) ?
- Quelle formation pour devenir MIA ? La capacité professionnelle IAS
- Comment s’inscrire à l’ORIAS comme MIA ?
- Association, responsabilité civile, formation continue : les obligations du MIA
- Combien gagne un MIA ? Rémunération et modèle économique
- La réalité du terrain : dépendance, volatilité, erreurs fréquentes
- De MIA à courtier ou agent général : comment évoluer ?
- Apprendre le métier de MIA auprès de professionnels qui l’exercent
- Se former pour devenir MIA
L’essentiel
- Le MIA tient son mandat d’un courtier, d’un agent général, d’un mandataire d’assurance ou d’un intermédiaire européen, jamais directement d’un assureur (article R511-2 du Code des assurances).
- À titre principal, il doit justifier de la capacité professionnelle de niveau II : un stage d’au moins 150 heures, un an d’expérience comme cadre, deux ans d’expérience ou un diplôme.
- Le niveau III, pour lequel le texte ne fixe aucun nombre d’heures, ne vaut que pour une activité accessoire portant sur des produits complémentaires sans garantie de responsabilité civile.
- L’adhésion à une association agréée par l’ACPR n’est exigée que si le mandant est un courtier : 22 444 MIA sur 30 949 y étaient soumis au 31 décembre 2025.
- Il n’existe ni grille légale ni statistique publique des revenus : rémunération, sort des commissions à la rupture et propriété de la clientèle se négocient dans le mandat.
Qu’est-ce qu’un mandataire d’intermédiaire d’assurance (MIA) ?
Le mandataire d’intermédiaire d’assurance, ou MIA, est une personne physique non salariée ou une société qui distribue des contrats d’assurance en vertu d’un mandat donné par un autre intermédiaire. L’article R511-2 du Code des assurances le range au 4° de sa liste et dit qui peut le mandater : un courtier, un agent général, un mandataire d’assurance ou un intermédiaire immatriculé dans un autre État de l’Union européenne. Le MIA ne tient donc jamais son mandat directement d’un assureur. C’est ce qui le distingue du mandataire d’assurance (MA), mandaté par une entreprise d’assurance.
Son champ d’action est fixé par le même article. En principe, il se limite à la présentation, à la proposition et à l’aide à la conclusion des contrats, éventuellement à l’encaissement matériel des primes et, en assurance vie et capitalisation, à la remise matérielle des sommes dues aux assurés. Le texte n’impose pas d’exclusivité, et un même intermédiaire peut exercer au titre de plusieurs catégories (R511-2, II).
C’est aujourd’hui la catégorie la plus nombreuse. Au 31 décembre 2025, l’ORIAS comptait 30 949 inscriptions de MIA, contre 27 500 de courtiers et 12 035 d’agents généraux, selon son rapport annuel 2025. 61 % des MIA sont des sociétés, et moins d’un tiers (32,52 %) déclarent exercer à titre principal : pour les autres, l’assurance s’ajoute à une autre activité professionnelle, par exemple chez un distributeur qui propose un contrat avec le bien ou le service qu’il vend. Enfin, 89 % des mandats actifs déclarés le sont par des courtiers : le MIA type est un mandataire de courtier.
MIA, mandataire d’assurance, agent général, courtier : les différences
| MIA | Mandataire d’assurance (MA) | Agent général (AGA) | Courtier (COA) | |
|---|---|---|---|---|
| Tient son mandat de | Un courtier, un agent général, un MA ou un intermédiaire européen | Une entreprise d’assurance | Une entreprise d’assurance | Exerce en son nom, immatriculé au RCS pour le courtage |
| Capacité professionnelle | Niveau II, ou niveau III dans le cas accessoire décrit plus bas | Niveau II, ou niveau III dans le même cas | Niveau I | Niveau I |
| Association agréée par l’ACPR | Obligatoire si le mandant est un courtier, sauf exceptions légales | Non visé | Non visé | Obligatoire, sauf exceptions légales |
Le même schéma existe dans le crédit, avec le mandataire d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (MIOBSP), sous d’autres règles et une inscription distincte : voir le métier de courtier en crédit.
Quelle formation pour devenir MIA ? La capacité professionnelle IAS
Pour être inscrit, le MIA doit justifier d’une capacité professionnelle dont le niveau dépend de sa façon d’exercer. Les règles figurent aux articles R512-8 à R512-13-1 du Code des assurances, dans leur version en vigueur, consultée le 10 octobre 2026.
Le niveau II, cas général
À titre principal, c’est le niveau II (article R512-10). Il s’obtient par l’une de ces quatre voies :
- un stage professionnel « d’une durée raisonnable et suffisante sans pouvoir être inférieure à 150 heures », effectué auprès d’une entreprise d’assurance, d’un intermédiaire, ou d’un centre de formation « choisi par l’employeur ou le mandant » ;
- un an d’expérience en tant que cadre dans une fonction relative à la production ou à la gestion de contrats d’assurance ;
- deux ans d’expérience dans une telle fonction ;
- un diplôme figurant sur une liste fixée par arrêté.
L’expérience compte si elle a été acquise au sein d’une entreprise d’assurance ou d’un intermédiaire. Pour la voie du stage, l’ORIAS attend un « livret de formation de 150h » de niveau 2, selon son guide d’inscription du MIA de septembre 2025. Dans une société, ce sont les dirigeants qui portent la condition (article R512-8).
La mention du centre « choisi par l’employeur ou le mandant » a une conséquence pratique : avant de vous inscrire à une formation, parlez-en avec le mandant qui doit vous confier votre premier mandat.
Le niveau III, une exception étroite
Le niveau III (article R512-12) ne s’applique que si trois conditions sont réunies : vous exercez à titre accessoire à une activité professionnelle principale ; vous ne distribuez que des contrats qui complètent le produit ou le service fourni dans cette activité ; ces contrats ne comportent pas de couverture de responsabilité civile. Il faut alors une formation « d’une durée raisonnable », adaptée aux produits et attestée, ou six mois d’expérience, ou un diplôme. Le texte ne fixe aucun nombre d’heures.
Dès que les produits comportent une garantie de responsabilité civile, le guide de l’ORIAS exige le niveau II, même à titre accessoire. Et l’intermédiaire qui exerce au titre de plusieurs catégories doit satisfaire l’exigence la plus élevée (article R512-13).
| Votre situation | Niveau exigé | Voies d’accès |
|---|---|---|
| MIA à titre principal | Niveau II | Stage d’au moins 150 h, 1 an comme cadre, 2 ans d’expérience ou diplôme |
| MIA à titre accessoire, produits complémentaires sans garantie de RC | Niveau III | Formation « d’une durée raisonnable », 6 mois d’expérience ou diplôme |
| MIA à titre accessoire, produits comportant une garantie de RC | Niveau II | Les mêmes voies qu’à titre principal |
| MIA qui exerce aussi comme courtier ou agent général | Niveau I, le plus élevé | Stage d’au moins 150 h de niveau I, 2 ans comme cadre, 4 ans d’expérience ou diplôme |
Comment s’inscrire à l’ORIAS comme MIA ?
Le dossier se dépose sous forme de fichiers PDF. Le guide de l’ORIAS demande :
- une pièce d’identité, ou un extrait Kbis de moins de trois mois pour une société ;
- le justificatif de capacité professionnelle, de niveau II ou III ;
- l’attestation de mandat, délivrée par votre mandant, lui-même inscrit à l’ORIAS ;
- une attestation de garantie financière, si vous encaissez des fonds ;
- une attestation d’adhésion à une association agréée, si votre mandant est un courtier.
Les frais sont de 25 €, non remboursables, par inscription. L’ORIAS dispose de deux mois à compter d’un dossier complet (article R512-5, cité par le guide) et contrôle lui-même l’honorabilité : une condamnation définitive depuis moins de 10 ans pour l’un des crimes et délits visés à l’article L322-2 du Code des assurances interdit d’exercer, rappelle l’ACPR.
L’inscription se renouvelle chaque année, entre le 1er et le 31 janvier selon le guide de l’ORIAS : frais réglés, garantie financière à jour et adhésion renouvelée s’il y a lieu, et surtout un mandat en cours de validité. Sans mandat, pas d’inscription.
Association, responsabilité civile, formation continue : les obligations du MIA
L’association agréée, seulement avec un mandant courtier
L’adhésion à une association professionnelle agréée par l’ACPR est obligatoire pour s’immatriculer comme courtier ou comme mandataire de courtier. Pour un MIA, l’ORIAS ne la demande que « lorsque votre mandant est un courtier d’assurance » : les MIA d’agents généraux ou de mandataires d’assurance n’y sont pas soumis. La loi prévoit aussi des exceptions, notamment pour le MIA mandaté par un établissement de crédit, une société de financement, une société de gestion de portefeuille ou une entreprise d’investissement qui exerce le courtage (article L513-3 du Code des assurances). Comme la grande majorité des mandats viennent de courtiers, la plupart des MIA sont concernés : 22 444 sur 30 949 au 31 décembre 2025.
Dans sa liste du 30 juin 2026, l’ACPR compte cinq associations agréées pour les courtiers d’assurance et leurs mandataires : CNCEF Assurance, Votrasso, ANACOFI Courtage, ENDYA et la CNCGP. Cette liste évolue : consultez la version en vigueur avant d’adhérer.
La responsabilité civile : ce que couvre votre mandant
L’obligation d’assurance de responsabilité civile professionnelle ne s’applique pas à l’intermédiaire qui bénéficie déjà de cette assurance, ou d’une garantie équivalente, fournie par l’entreprise ou l’intermédiaire pour le compte duquel il agit ou qui l’a mandaté, ni lorsque ceux-ci assument l’entière responsabilité de ses actes, indique l’ACPR. Le guide d’inscription du MIA ne demande d’ailleurs aucune attestation de RC professionnelle. Faites-vous préciser par écrit ce que couvre la garantie de votre mandant : à défaut, l’obligation de vous assurer vous revient.
Pour mémoire, un courtier, qui agit pour son propre compte, doit avoir la sienne. Les minima européens sont de 1 564 610 € par sinistre et 2 315 610 € par année depuis le 9 octobre 2024, selon le règlement délégué (UE) 2024/896.
La garantie financière, si vous encaissez des fonds
Si vous encaissez des fonds, il vous faut une garantie financière d’au moins 115 000 €, selon le guide de l’ORIAS et l’ACPR. L’encaissement par un MIA est en outre limité par l’article R511-2.
La formation continue : au moins 15 heures par an
Une fois inscrit, le MIA qui exerce à titre principal doit consacrer au moins quinze heures par an à la formation ou au développement professionnels, en présentiel ou à distance, et pouvoir en justifier (article R512-13-1). Si vous exercez à titre accessoire, demandez à votre mandant ce qui s’applique à votre cas.
Combien gagne un MIA ? Rémunération et modèle économique
Aucun texte ne fixe de grille ni de taux de rémunération du MIA, et aucune statistique publique ne renseigne ses revenus : le rapport annuel de l’ORIAS publie des effectifs, pas de chiffre d’affaires. Méfiez-vous donc de tout « revenu moyen » avancé sans source. Ce que l’on peut décrire, ce sont les mécanismes.
- Des commissions, selon une grille. Un avocat d’affaires note que la rémunération du MIA est « presque toujours déterminée par une grille annexée au mandat » : une commission d’apport versée à la souscription et une commission de gestion pendant la durée du contrat, toutes deux en pourcentage de la prime (Victoris Avocat, juin 2026).
- Une récurrence fragile. La commission de gestion suit la vie du contrat, mais le mandat doit dire si vous la conservez après sa résiliation. Le même avocat distingue la conservation totale, la conservation pendant une période limitée, et la « perte intégrale dès la rupture », qu’il juge la « configuration la plus courante mais la plus contestable ».
- Plusieurs mandats. L’ORIAS recense 60 876 mandats actifs pour 30 949 MIA, soit environ deux mandats par MIA en moyenne (calcul fait à partir de son rapport).
- Des coûts fixes. 25 € par an et par inscription à l’ORIAS, la cotisation d’une association si votre mandant est courtier, quinze heures de formation par an, une RC professionnelle si votre mandant ne vous couvre pas, et le temps passé à prospecter.
La réalité du terrain : dépendance, volatilité, erreurs fréquentes
La dépendance au mandant
En 2025, le registre a enregistré 6 129 nouvelles inscriptions de MIA et 4 891 sorties. Première cause de sortie : la « dénonciation de mandat », 2 004 cas, soit 41 %, un motif qui, précise l’ORIAS, « peut relever de facto de causes diverses (arrêt d’activité volontaire ou non) ». Une inscription de MIA dure en moyenne 5 ans et 6 mois, contre 8 ans et 6 mois pour un courtier (ORIAS, rapport 2025). Votre activité tient à la solidité de votre mandant et à la qualité de votre relation avec lui.
Des radiations qui tiennent souvent à l’administratif
Viennent ensuite des motifs souvent administratifs : 32 % des sorties relèvent d’« autres cas dont non renouvellement », 17 % d’un défaut d’adhésion à une association. Un renouvellement de janvier oublié suffit à perdre le droit d’exercer.
Se développer
- Choisir ses mandants. Regardez au-delà de la grille : produits, outils, formation, suivi. L’ACPR attend des courtiers qui animent un réseau qu’ils évaluent réellement le candidat « avant l’ouverture des codes », puis le forment et le pilotent avec des indicateurs comme le taux de réclamation (conférence du 31 mars 2026). Un mandant qui ne vérifie rien à l’entrée ne répond pas à cette attente : c’est un indice à prendre au sérieux.
- Prospecter dans les règles. Recommandation, réseau, clientèle de votre activité principale : les canaux se construisent. Pour le téléphone, depuis le 11 août 2026, il est interdit de démarcher un consommateur sans avoir recueilli au préalable son consentement (DGCCRF).
- Clarifier la clientèle. Aucun texte consulté ne tranche la propriété du portefeuille d’un MIA. L’avocat déjà cité estime que, « sauf clause contraire, le portefeuille appartient au mandant », et décrit des mandats qui le prévoient par une clause expresse. C’est un point à négocier par écrit dès la signature.
Les erreurs fréquentes
- Signer un mandat muet sur les commissions après la rupture, sur la clientèle ou sur la non-sollicitation, dont la durée varie « typiquement de douze à vingt-quatre mois » selon le même cabinet.
- Se contenter du niveau III alors que les contrats distribués comportent une garantie de responsabilité civile.
- Oublier le renouvellement de janvier, ou l’adhésion annuelle à l’association.
- Encaisser des fonds sans garantie financière.
- Accepter de travailler comme un salarié, sous les ordres et le contrôle du mandant : le MIA ne doit pas être soumis à un lien de subordination, rappelle un cabinet d’avocats (2021), sans quoi le juge peut requalifier le mandat en contrat de travail.
De MIA à courtier ou agent général : comment évoluer ?
Devenir courtier ou agent général suppose la capacité de niveau I (article R512-9) : un stage d’au moins 150 heures, deux ans d’expérience comme cadre, quatre ans d’expérience dans une fonction de production ou de gestion de contrats, ou un diplôme. L’article R512-9 ne prévoit aucune durée réduite pour les titulaires du niveau II. Si vous comptez faire valoir vos années de MIA comme expérience, faites-le confirmer par l’ORIAS avant de bâtir votre projet dessus.
Le courtier exerce en son nom : immatriculation au RCS pour le courtage, RC professionnelle propre aux minima rappelés plus haut, adhésion à une association agréée, garantie financière s’il encaisse des fonds. Il peut à son tour mandater des MIA. Le détail est dans l’article consacré au métier de courtier en assurance. L’agent général, lui, tient son mandat d’une entreprise d’assurance.
Apprendre le métier de MIA auprès de professionnels qui l’exercent
Les textes s’apprennent dans un manuel. Le reste s’apprend mieux auprès de quelqu’un qui le pratique : comment comparer deux mandants au-delà de leur grille, quelles clauses d’un mandat relire deux fois, quels canaux de prospection fonctionnent encore, comment tenir au quotidien le recueil des besoins, les documents à remettre et le renouvellement de janvier. Un courtier qui anime un réseau sait aussi ce qu’il attend d’un mandataire, et pourquoi il en écarte certains.
Ce regard a ses limites : un praticien connaît son réseau, ses produits et ses habitudes, qui ne sont pas la règle générale, et une pratique ancienne peut avoir été dépassée par un texte récent. D’où l’intérêt de croiser son témoignage avec les sources officielles.
Vérifier qu’un intervenant exerce est simple : demandez-lui à quel titre il exerce et son numéro ORIAS, ou celui de la structure pour laquelle il travaille, puis cherchez-le dans le registre public, rubrique « Trouver un intermédiaire » sur orias.fr. Un intermédiaire en activité doit y figurer, et l’inscription se renouvelant chaque année, le registre dit s’il est toujours inscrit. Pour aller plus loin : pourquoi apprendre les métiers du conseil auprès de praticiens, et comment le vérifier.
Se former pour devenir MIA
- IAS niveau 2 : 150 heures au catalogue, soit le minimum de l’article R512-10 pour la voie du stage. C’est le niveau du MIA à titre principal. Vérifiez avec votre futur mandant qu’il accepte ce centre de formation, et que vous recevrez le justificatif attendu par l’ORIAS.
- Formation continue DDA : 15 heures par an au catalogue, le minimum de l’article R512-13-1, une fois l’activité lancée.
- IAS niveau 1 : 150 heures, pour préparer le passage vers le courtage ou l’agence générale.
Une formation prépare à la capacité professionnelle ; elle ne vous inscrit pas. C’est l’ORIAS qui vous immatricule, sur dossier complet, et l’association qui examine votre adhésion lorsque votre mandant est courtier. Pour une question sur votre situation, passez par la page contact ou consultez les formations en assurance.
Sources
Textes et pages officielles consultés le . Les règles évoluent : vérifiez la version en vigueur avant toute démarche.
- Code des assurances, article R511-2 — Légifrance
- Code des assurances, conditions de capacité professionnelle (articles R512-8 à R512-13-1) — Légifrance
- Mandataire d’intermédiaire d’assurance [MIA] – Inscription (guide, septembre 2025) — ORIAS
- Registre unique des intermédiaires assurance, banque, finance – Rapport annuel 2025 — ORIAS
- Intermédiaires d’assurance — ACPR
- Liste des associations agréées (version du 30 juin 2026) — ACPR
- Règlement délégué (UE) 2024/896 de la Commission du 5 décembre 2023 modifiant la directive (UE) 2016/97 (montants de base de la responsabilité civile professionnelle et de la capacité financière des intermédiaires) — EUR-Lex
- Matinée de la protection des clientèles du 31 mars 2026, présentation (séquence « Obligations et responsabilités des courtiers animateurs de réseaux de distribution ») — ACPR
- Les règles du démarchage téléphonique s’imposant aux entreprises — DGCCRF (economie.gouv.fr)
- Mandat d’intermédiaire en assurance (IAS) : statuts, clauses sensibles et négociation — Victoris Avocat
- Mandataire d’intermédiaire d’assurance (MIA) : un statut en plein essor ! — Deloitte Société d’Avocats
Questions fréquentes
Quelle formation faut-il pour devenir MIA ?
À titre principal, il faut la capacité professionnelle de niveau II : un stage d’au moins 150 heures, un an d’expérience comme cadre ou deux ans d’expérience dans la production ou la gestion de contrats d’assurance, ou un diplôme figurant sur une liste fixée par arrêté. Le niveau III ne suffit que pour une activité accessoire portant sur des produits complémentaires sans garantie de responsabilité civile. Pour ce niveau, le texte exige une formation d’une durée raisonnable, sans fixer de nombre d’heures.
Un MIA peut-il travailler pour plusieurs mandants ?
Oui : l’article R511-2 du Code des assurances, qui définit le MIA, ne lui impose pas d’exclusivité. Au 31 décembre 2025, l’ORIAS recensait 60 876 mandats actifs pour 30 949 MIA, soit environ deux mandats par MIA en moyenne. Vérifiez toutefois que chacun de vos mandats ne contient pas de clause d’exclusivité.
Un MIA doit-il adhérer à une association professionnelle ?
Seulement si son mandant est un courtier d’assurance : l’adhésion à une association agréée par l’ACPR est alors exigée pour l’inscription à l’ORIAS. Les MIA d’un agent général ou d’un mandataire d’assurance n’y sont pas soumis. Au 31 décembre 2025, 22 444 MIA sur 30 949 étaient concernés.
Combien coûte l’inscription à l’ORIAS pour un MIA ?
Les frais sont de 25 euros, non remboursables, par inscription, à régler à l’inscription puis à chaque renouvellement annuel, entre le 1er et le 31 janvier. S’y ajoutent, selon les cas, la cotisation d’une association agréée et, si vous encaissez des fonds, le coût d’une garantie financière, dont le montant doit atteindre au moins 115 000 euros.
Combien gagne un MIA ?
Aucune statistique publique ne renseigne les revenus des MIA, et aucun texte ne fixe de grille de rémunération. Le MIA est en général payé par commissions, selon une grille annexée à son mandat, et ses revenus dépendent de son portefeuille et de ce que prévoit le mandat en cas de rupture. Tout chiffre de revenu moyen avancé sans source est à prendre avec prudence.
Peut-on passer de MIA à courtier en assurance ?
Oui, mais il faut la capacité de niveau I : un stage d’au moins 150 heures, deux ans d’expérience comme cadre, quatre ans d’expérience ou un diplôme. L’article R512-9 du Code des assurances ne prévoit pas de durée réduite pour les titulaires du niveau II. Le courtier doit aussi s’immatriculer au RCS pour le courtage, souscrire sa propre RC professionnelle et adhérer à une association agréée.